Personnes impliquées : Gilles Bertrand.
La ligne de partage des eaux est une notion
qui apparaît dès le XIX
siècle avec, notamment,
les travaux de J. C. Maxwell. Elle est, depuis une vingtaine
d'années, l'objet de nombreuses études motivées
par des applications en analyse d'images. De fait, elle
constitue l'un des principaux concepts de la Morphologie
Mathématique et, dans ce cadre, elle est considérée
comme un des opérateurs les plus puissants permettant
de segmenter une image.
Cependant, à notre connaissance, il n'existait pas de cadre formel permettant de disposer d'une définition précise de la ligne de partage des eaux et de mettre en évidence quelques-unes de ses propriétés. Bien au contraire, des propriétés qui nous semblent fondamentales ne sont pas satisfaites par les opérateurs existants. En particulier ces opérateurs ne préservent pas le "contraste" de l'image, les lignes obtenues par ces opérateurs peuvent être mal positionnées...
Le but de ce travail est de montrer qu'un tel cadre existe et
que l'approche topologique de la ligne de partage des eaux proposée
en
5permet
non seulement de satisfaire ces propriétés fondamentales mais également
d'obtenir plusieurs théorèmes non triviaux. En particulier, nous montrons qu'une
fonction
est une ligne de partage des eaux d'une fonction
si et seulement si
et
préserve le contraste entre les régions minimales de
;
le contraste entre deux régions minimales
et
étant défini comme l'altitude minimum à laquelle on est obligé de monter
pour aller de
à
(voir Fig. 16).
Ce résultat nous paraît d'autant plus intéressant qu'il n'est pas possible d'avoir
une telle caractérisation dans le cadre des transformations topologiques ``classiques''
(transformations homotopiques).
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Résultat : publications [
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voir aussi [
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