Projet I3 - 2008
Modélisation 3D en criminalistique
Contexte applicatif
:
Dans le cadre de l’investigation criminelle, l’utilisation de la
troisième dimension devient de plus en plus
prépondérante. Ce type de développement permet de
conserver l’intégrité d’une scène de crime et de
pouvoir la visualiser à l’infini afin de comprendre ce qui a pu
se passer, de proposer différents scénarii par mise en
œuvre d’animations de personnages ou de différents objets. Ces
différents champs d’application utilisent peu l’outil
informatique à des fins de modélisation dans un contexte
criminalistique. Outre le gain de temps, cet outil apporte une aide
à la décision par sa capacité à proposer
différentes possibilités. L’idée n’est pas de
remplacer l’expertise humaine par l’emploi de modélisation
informatique, mais bien d’apporter une complémentarité
indispensable aujourd’hui en regard des défis de la police
scientifique. Ce type de développement est de plus en plus
sollicité et attendu par les requérants.
L’équipement
:
La gendarmerie scientifique a fait l’acquisition d’un scanner 3D haut
de gamme permettant l’acquisition d’une scène sous forme de
nuages de points. A chaque point 3D est associé une couleur par
l’intermédiaire d’une caméra ajoutée au
dispositif. Nous traitons directement les données sans avoir
à gérer la partie matérielle.
But du projet
:
Nous nous proposons de convertir le nuage de points en un fichier
scène directement exploitable par les logiciels de 3D usuel
(Maya,3DSMAX). Il s’agit donc de transformer un ensemble de points
déconnectés en une scène 3D composées de
polyèdres (objets facettisés que l’on rencontre dans les
jeux vidéo par exemple). Le but est d’étudier les
possibilités d’export de données fournies par le logiciel
de la société FARO et d’effectuer des tests
à partir de quelques librairies logicielles existantes. Un autre
aspect du projet est de fournir des solutions algorithmiques. En effet,
généralement, le traitement s’effectue sur un objet
unique, de faible taille (petit volume de fichiers) et aux formes
courbes. Les élèves pourront donc rajouter des routines
de détection automatiques des surfaces planes (mur, plafond,
sol) pour les modéliser par un rectangle et une texture. Les
élèves devront étudier la faisabilité du
projet. Diverses stratégies/solutions pourront être
adoptées. Nous dégageons deux grands axes de travail pour
deux binômes, mais la répartition des tâches n’est
pas forcement cloisonnée.
- Etude logicielle, recherche des
librairies existantes, tests : 2 élèves
- Etude algorithmique,
simplification des surfaces planes : 2 élèves
Des liens intéressants pour information :
- La
simplification de surface maillée dans CGAL
- From
point cloud to surface
- Méthodes
algorithmiques diverses