Etre ingénieur aux Antilles......
Par Marie-Laure Hilbert, lundi 16 avril 2007 :: General :: #41 :: rss
Rencontre avec Florence, ingénieur ESIEE promo 1997, installée aujourd'hui en Guadeloupe...

Nom : DUBRULLE
Prénom : Florence
Age : 33 ans
De quelle promo êtes-vous issue ?
J’ai été diplômée en 1997
Votre profession ?
Je suis Responsable suivi de la performance à la Direction Technique chez Orange Caraïbe, une filiale du Groupe France Télécom présente aux Antilles et en Guyane. Je m’occupe de l’analyse du réseau GSM/GPRS, via un système de statistiques, de signalisations client au niveau technique, et de mesure de benchmark sur le terrain, avec une équipe de 6 personnes.
Localisation géographique ?
J’habite en Guadeloupe depuis ma sortie de l’ESIEE…je m’y sens bien.

Situation familiale ?
Je vis maritalement
Sports pratiqués ?_
La voile et les sports d’eau en général… la Guadeloupe s’y prête bien !
Votre cursus ?
J’ai passé mon baccalauréat en Martinique. Je suis entrée directement à l’ESIEE où j’ai effectué 5 années d’études. J’ai fait les stages de 4e et 5e année à l’étranger, à Singapour et en Afrique du Sud..
Pourquoi avoir choisir de poursuivre après le bac vers des études scientifiques et plus précisément ensuite, vers des études d'ingénieurs ?
J’ai toujours été douée en maths, alors que le français…une vraie catastrophe ! Et puis j’étais curieuse de tout, je voulais savoir comment tout fonctionnait, mettre un peu « le nez dedans » en fait. Je me suis dit que les études d’ingénieur me permettraient de comprendre beaucoup de choses.
Pourquoi avoir choisi d'intégrer une école d'ingénieurs directement après le bac ?
Je ne voulais pas entrer en prépa scientifique, réputée difficile physiquement et moralement. L’éloignement avec ma famille restée aux Antilles était suffisamment difficile à supporter. Je ne voulais pas d’épreuves supplémentaires.
Pourquoi avez-vous choisi l’ESIEE ?
D’abord pour sa notoriété auprès des entreprises et sa très bonne réputation. Ensuite pour le côté sportif et plein air ! Le sport est un élément important de la vie d’un Esiéen : l’école est dotée d’un immense gymnase (2000m²) et d’espaces verts qui nous permettent de pratiquer plus d’une trentaine d’activités. J’ai moi-même pratiqué le badminton, la natation et la voile.
Etiez-vous en résidence universitaire ?
Oui, j’étais en résidence…pas le choix. C’était parfois difficile d’être loin de mes proches. J’ai préféré mes deux dernières années de collocation avec une ami de promo.
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Faisiez-vous partie d’un club, d’un BDE, d’une association ?__
Oui, j’étais responsable du Club Voile.
Votre meilleur souvenir ?
Pas les examens, c’est sûr !
Je dirai les galas ! dont un pendant lequel j’ai tenu un bar « breton ». C’était très sympa…
Votre pire souvenir ?
Je n’ai pas vraiment de mauvais souvenir, excepté peut-être le cadre, le RER…j’imagine que cela a dû changer en 10 ans ?!
Racontez-nous votre première semaine à l’ESIEE ? L’intégration ?
J’ai bien aimé le côté « bon enfant » et sportif de la semaine d’intégration. C’était très amusant et surtout ça permet de faire connaissance avec beaucoup d’autres élèves, toutes promos confondues.
Les relations avec la gente masculine au cours de vos cursus ingénieur« e » à l’ESIEE ?
Excellentes ! J’avais de très bons copains et comme j’étais très sportive, c’était encore accentué. Je participais à beaucoup d’activités avec les garçons qui m’acceptaient très bien.
On a beaucoup d’avantages à être une fille à l’ESIEE. M. Aubertin, alors surveillant général de l’école, était particulièrement attentionné et attentif à nous et nos états d’âmes. C’était très rassurant et réconfortant.
Votre premier emploi ?
C’est simple : cela fait 10 ans que je travaille pour Orange Caraïbe. Je ne voulais pas resté à Paris après mes études et j’ai eu l’opportunité d’un poste en Guadeloupe.
Le poste que j’occupe a évolué pendant ces 10 années. Au début, j’étais seule à faire le travail, aujourd’hui je manage une équipe de 6 personnes. La société comptait 60 personnes à mon arrivée, aujourd’hui, nous sommes 350 ! Tout cela fait que, forcément, mon travail et mes responsabilités ont évolué. De manière général, la téléphonie mobile est en constante évolution depuis ces dernières années…on ne s’ennuie pas.
Comment imaginez-vous l’ESIEE dans 10 ans ?
C’est un peu difficile à dire, dans la mesure où cela fait 10 ans que je ne suis pas venue. Je ne sais pas vraiment comment elle a évolué depuis l’obtention de mon diplôme.
Si vous aviez une chose à dire aux lycéennes qui hésitent à se lancer dans les études scientifiques ?
Les études scientifiques offrent de nombreux débouchés, très diversifiés. J’aime particulièrement le fait d’avoir le choix d’avoir plus ou moins de « relationnel » dans le cadre de ma mission. Plus généralement, il faut aimer les nouvelles technologies, l’informatique, etc.
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