Une ancienne...chef d'entreprise !
Par Marie-Laure Hilbert, vendredi 19 mai 2006 :: Témoignages d"anciennes"... :: #23 :: rss
[
J’ai créé ma société Di&Mark en 2003. Je n’ai pas d’employés pour l’instant, mais c’est en projet. J’ai pris la décision d’externaliser la partie développement informatique de la société. En plus de toutes les fonctions du chef d’entreprise (commercial, marketing, etc.), j’ai un poste de responsable de projet. J’étudie des marchés techniques et en fonction de ces études, je construit puis propose aux entreprises des solutions répondant à leurs besoins et à ceux de leurs clients. Je n’interviens pas sur le marché des particuliers. Je travaille uniquement avec les professionnels, ce que l’on appelle du B to B (business to business). Mon secteur est exclusivement sur le marché de l’Internet, et tout ce qui concerne l’économie numérique...
Nom : REVILLARD
Prénom : Diane
Age : 41 ans
Votre profession ?
Je suis Chef d’entreprise. J’ai créé ma société Di&Mark en 2003. Je n’ai pas d’employés pour l’instant, mais c’est en projet. J’ai pris la décision d’externaliser la partie développement informatique de la société.
En plus de toutes les fonctions du chef d’entreprise (commercial, marketing, etc.), j’ai un poste de responsable de projet. J’étudie des marchés techniques et en fonction de ces études, je construit puis propose aux entreprises des solutions répondant à leurs besoins et à ceux de leurs clients. Je n’interviens pas sur le marché des particuliers. Je travaille uniquement avec les professionnels, ce que l’on appelle du B to B (business to business).
Mon secteur est exclusivement sur le marché de l’Internet, et tout ce qui concerne l’économie numérique. L’économie numérique ? cela regroupe entre autres tous les moyens de communication utilisés sur internet. Pour résumer, je conçois des applicatifs pour le web, par exemple nous sommes en fin de développement d’un outil métier d’enquêtes en ligne.
Localisation géographique ?
J’habite à Paris et je travaille à Paris (75). Pratique ! ..
Sports pratiqués ?
Je fais de la course à pied et de la natation l’été.
Un mot pour vous définir ?
TE-NACE !!!
Votre cursus ?
J’ai passé mon bac scientifique au lycée Fénelon - St Marie à Paris, dans le 8e arrondissement et j’ai intégré directement l’ESIEE, sans passer par la case Prépa.
Pourquoi avoir choisir de poursuivre après le bac vers des études scientifiques et plus précisément ensuite, vers des études d'ingénieurs ?
Bizarrement, je savais déjà au lycée vers quoi je voulais me diriger et le bac en poche je n’ai pas hésité. Par ailleurs, il est plus facile de faire des études spécialisées et de les compléter par une formation généraliste, que le contraire. Je me suis dit qu’un diplôme d’ingénieur pouvait mener à tout et ne m’empêcherait pas de suivre d’autres formations du type marketing, management. Et puis, même si l’on ne s’en rend pas compte immédiatement, les études scientifiques permettent d’apprendre à analyser, à synthétiser et à résoudre un problème, une aptitude fondamentale dans le milieu professionnel ! Pour moi, les études scientifiques laissaient libre part à la créativité. Je ne me suis pas trompée….
Pourquoi avoir choisi d'intégrer une école d'ingénieurs directement après le bac ?
Pour ne pas perdre de temps ! je savais ce que je voulais faire, c’est à dire me spécialiser en Télécoms puis en informatique . Passer par une prépa signifiait s’orienter vers des études généralistes.
Pourquoi avez-vous choisi l’ESIEE ?
Je connaissais déjà quelqu’un à l’ESIEE…et j’avais une idée de la qualité de la formation. Et quand j’ai intégré l’ESIEE en 1984 (ouh, ça commence à faire quelques années !), elle était déjà très réputée dans les domaines de l’informatique et de la micro-électronique.
Votre première semaine à l’ESIEE : racontez-nous ?
Une journée d’intégration déguisée en Astérix et une course au trésor ! J’ai le souvenir d’un accueil vraiment sympathique, bon enfant avec une notion de solidarité très importante ! et oui, on allait passer 5 ans ensemble…l’entraide et le partage dans le secteur scientifique sont de véritables piliers.
Etiez-vous en résidence universitaire ?
Non, à l’époque, l’ESIEE était encore à Paris, je n’ai connu le site de Marne-la-Vallée qu’au cours de mes deux dernières années. Et je n’avais que 45 minutes de trajet pour venir à l’école puisque j’habitais à ce moment là dans le 8ème arrondissement de Paris. Néanmoins, beaucoup de mes ami(e)s étaient en résidence et j’ai toujours eu d’excellents échos de l’ambiance qui y régnait.
Faisiez-vous partie d’un club, d’un BDE, d’une association ?
Oui, j’ai fait partie du BDE en 1986 et de l’équipe Gala. Il m’arrivait de jouer dans le club Echecs….
Votre meilleur souvenir ?
Sans hésiter, les liens d’amitié qui se sont créés et qui existent encore aujourd’hui pour certains ! 17 ans après, j’ai toujours des contacts très réguliers avec un petit groupe d’amis… Jean-François Ghignoni, Antoine Berthier, et Nathalie Pichon (épouse Hanon).
Votre pire souvenir ?
Bon, ça ne va pas faire très sérieux…mais tant pis. J’ai été convoqué une fois avec mon groupe de travail pour avoir « pompé » une partie d’un programme informatique. Je n’en suis pas fière… :op. Et puis les TP d’électrotechnique n’étaient pas toujours une partie de plaisir !
Les relations avec la gente masculine au cours de vos cursus ingénieur« e » à l’ESIEE ?
Nous étions très protégées et les filles entre elles s’entendaient également très bien
Votre premier emploi ?
Après l’obtention de mon diplôme d’ingénieur, j’ai intégré OXALEAD, pour qui j’ai travaillé sur des projets de traitements d’images et de télécoms, sur du développement informatique. De 1992 à 1998, j’ai travaillé chez IER, une filiale de Bolloré, qui fabriquait des imprimantes dédiées à la billeterie, et plus particulièrement les billets d’embarquements (Automatic ticketing boarding).
Enfin, j’ai travaillé pour la société PARAGON de 1998 à 2002. Ma mission consistait à définir de nouveaux marchés et de nouveaux produits fondés sur des technologies émergeantes : exemple nous travaillions à l’époque sur les cartes radiofréquence pour le domaine du ski (identique à Navigo). De cette expérience est née l’envie de créer ma société.
Comment imaginez-vous l’ESIEE dans 10 ans ?
D’après moi, le développement des techniques Internet prendra une place plus importante dans les enseignements de l’école. Le management fera partie intégrante de la formation et permettra au métier de l’ingénieur de devenir plus transversal qu’il ne l’est actuellement.
Si vous aviez une chose à dire aux lycéennes qui hésitent à se lancer dans les études scientifiques ?
Ce sont des « études passions ». Devenir ingénieur, c’est aussi devenir un peu artiste….ces études là permettent à la créativité de s’exprimer et de se réaliser. Evidemment en début de carrière, on a souvent des postes plus techniques, mais ensuite on peut concevoir les choses et être à la tête de beaux projets…C’est le cas de peu de métiers !
Commentaires
Ajouter un commentaire