Agnès, promo 1996...
Par Marie-Laure Hilbert, lundi 3 avril 2006 :: Témoignages d"anciennes"... :: #7 :: rss

Tête-à-tête avec une ancienne ingénieur"e" ESIEE...
"L’avantage d’être une fille dans un milieu d’hommes, c’est qu’ils sont souvent aux petits soins avec nous ! Je ne peux pas m’en plaindre…aujourd’hui, je suis mariée avec un ingénieur ESIEE !"
Nom : CASSIN-DELAURIERE
Prénom : Agnès
Age : 33 ans
Votre profession ?
Ingénieur d’application (avant et après-vente de processeurs chez Texas Instruments). C’est un métier passionnant dans la mesure où il n’y a pas que des aspects techniques ; les relations humaines, le marketing et la communication font partie intégrante de ma mission au quotidien.
Votre situation familiale ?
Je suis mariée et j’ai deux enfants (une fille de 6 ans et un fils de 4 ans). Mon époux travaille dans la filiale d’une banque.Nos horaires nous permettent de nous occuper des enfants sans trop de difficultés.
Localisation géographique ?
J’habite à Rueil Malmaison (92) et je travaille à Vélizy (78).
Sports pratiqués ?
Je cours après mes enfants…croyez-moi, c’est du sport !
Passe-temps favori ?
La guitare
Un mot pour vous définir ?
Prudente, selon mes collègues de bureau
Votre cursus ?
J’ai fait toute ma scolarité, de la 6e à la terminale, au collège Blanche de Castille, à Villemomble.(93), pas très loin de Noisy-le-Grand.
Pourquoi avoir choisir de poursuivre après le bac vers des études scientifiques et plus précisément ensuite, vers des études d'ingénieurs ?
C’était plus par hasard que par volonté propre. A ce moment là, on disait des élèves de filières scientifiques qu’ils étaient les meilleurs...et puis je préférais les sciences à la littérature.
A l’ESIEE, j’ai choisi la majeure Signaux et Télécoms (SIGTEL)…parce que c’était une bon compromis entre aspect logiciel (programmation) et matériel (électronique).
Pourquoi avoir choisi d'intégrer une école d'ingénieurs directement après le bac ?
J’ai choisi d’intégrer l’ESIEE directement après le bac pour être immédiatement dans « l’applicatif » et non pas dans le théorique. Et puis, pendant les 3 premières années du cursus, des cours plus généraux sont dispensés et permettent d’acquérir une large culture générale ; langues étrangères, création d’entreprise, management de la qualité, etc.
Pourquoi avez-vous choisi l’ESIEE ?
En 1992, je suis venue aux journées portes-ouvertes et j’ai été séduite par les locaux et le bâtiment en lui-même ! l’architecture de l’école est unique. En dehors de cela, j’ai été attirée par le côté High Tech et novateur de l’ESIEE. La possibilité de faire
des travaux de groupe, et la grande disponibilité des enseignants ont été déterminants. Et j'admets qu'avec la gare RER à 2 min de l’école, je pouvais rentrer tous les soirs; plus facile aussi pour sortir sur Paris.
Votre première semaine à l’ESIEE : racontez-nous ?
Ah ! c’était plutôt drôle…en fait, les élèves décidaient tous les ans d’un thème de bizutage. En septembre 1992, ils ont choisi le thème du coq. Je me suis retrouvée déguisée en coq toute la première semaine! Les étudiants nous avaient aussi concocté une « fausse interro » qui nous a fait très peur…tout le monde y a cru. Bref, j’ai le souvenir d’un accueil très sympathique ! et les garçons étaient plutôt protecteurs avec nous les filles, qui étions en minorité.
Etiez-vous en résidence universitaire ?
Non, mes parents habitaient en Seine-Saint-Denis. Le RER A permet de rejoindre le centre de Paris en 20 min. Les soirs de fêtes ou de révision avant les exams, il y avait toujours une copine pour m’héberger. Au global, je regrette un peu de ne pas avoir passer un an ou deux à la résid’. L’ambiance y était super.
Faisiez-vous partie d’un club, d’un BDE, d’une association ?
Oui, je faisais partie du Club Amiga (ancêtre de l’Apple), J’ai participé aux Journées portes-ouvertes au sein de l’équipe promotion et je faisais partie de l’équipe de basket en tant que remplaçante. Nous jouions souvent contre des établissements prestigieux (Supélec, HEC, Polytechnique,..).
Votre meilleur souvenir ?
M. Aubertin, un membre du personnel de l’ESIEE qui faisait office de « surveillant général ». Il avait toujours une oreille pour nous écouter et les mots pour nous remonter le moral. On ne quittait jamais son bureau sans qu’il nous offre un michoko. J’en garde un excellent souvenir.
Votre pire souvenir ?
Les cours de physique quantique en I3
Les relations avec la gente masculine au cours de vos cursus ingénieur« e » à l’ESIEE ?
L’avantage d’être une fille dans un milieu d’hommes, c’est qu’ils sont souvent aux petits soins avec nous ! Je ne peux pas m’en plaindre…aujourd’hui, je suis mariée avec un ingénieur ESIEE !
Votre premier emploi ?
J’ai fait un stage de 3 mois chez Texas Instruments en I4 et un stage de 6 mois dans la même entreprise en I5. Ils m’ont embauché avant même l’obtention de mon diplôme. Je n’ai pas eu le temps de connaître le chômage !
Comment imaginez-vous l’ESIEE dans 10 ans ?
40% de filles (dont ma fille !) pour 60% de garçons…on peut rêver.
Si vous aviez une chose à dire aux lycéennes qui hésitent à se lancer dans les études scientifiques ?
Il ne faut pas voir dans les études scientifiques et en particulier d’ingénieur, qu’un aspect technique…Les enseignements dispensés à l’ESIEE et à l’ISTM permettent aussi de s’orienter vers des métiers de gestion et de management. Et puis, c’est un secteur en perpétuel changement qui permet des reconversions, des évolutions de carrière rapides et qui connaît peu le chômage. On peut aussi travailler de chez soi, avoir une vie sociale et familiale…tout cela n’est pas incompatible !
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